Le Congo déroule le tapis rouge aux investisseurs du monde entier

Retour sur le forum Investir, qui réunissait en novembre dernier des investisseurs du monde entier à Brazzaville pour 3 jours marathons.

Effervescence à Brazzaville en cette fin d’année, où environ 800 investisseurs du monde entier se réunissaient du 19 au 21 novembre, pour les 3 jours de la première édition du forum Investir au Congo Brazzaville (ICB 2015).
Ambiance feutrée et costume de rigueur pour cet événement de taille dans la capitale, s’étant déroulé au Palais des Congrès de Brazzaville. Près de 800 participants furent conviés, dont une forte délégation marocaine composée de près de 150 personnes. Un pavillon marocain était d’ailleurs dédié à ces rencontres personnalisées, déployé et géré à cette occasion par la société Maroc Export.
Au programme, conférences, workshops, mais surtout rencontres B2B entre patrons et décideurs. Les conférences plénières ont zoomé sur l’économie congolaise à travers sa croissance, ses opportunités, mais surtout sa position d’acteur privilégié en Afrique centrale. Quand auxworkshops, ils se sont concentrés sur les différents secteurs clefs d’investissement au Congo.
Reprenant les mots de l’un de ses hôtes de ce grand événement, Isidore Mvouba, ministre congolais du développement industriel et de la promotion du secteur privé, le forum était une unique dans son « ambition d’ouvrir grandes les portes du pays à toutes celles et ceux qui désirent faire des affaires avec nous » assurant qu’ils n’allaient pas le regretter.
Ce rendez-vous tombait à point nommé pour rappeler que le Congo souhaite s’imposer comme l’un des acteurs économiques majeurs du continent, en montrant par la même qu’il est plus qu’un « gros exportateur de pétrole ».
Le président Denis Sassou Nguesso s’est chargé de souligner en préambule, que « la chute des cours du pétrole a sonné un rappel »(en juin dernier, le Congo a d’ailleurs dû se résoudre à baisser le montant de son budget de 355 milliards de F CFA, soit 541 millions d’euros, pour une une prévision du baril à 70 dollars, alors que le cours du brut atteignait à peine les 50 dollars pendant le premier semestre de l’année).
On peut donc dire qu’il y a pour le Congo, une urgence à sortir de cette dépendance au pétrole – plus de la moitié du PIB, 75 % des recettes budgétaires et 80 % des recettes d’exportations – en diversifiant son économie et ses sources de revenus et de nombreuses initiatives ont été prises en ce sens.
En effet, pour atteindre l’objectif gouvernemental d’émergence dans une décennie, le pays devrait porter la part de l’industrie de 5 % actuellement à 17 % du PIB à l’horizon 2020, d’après les estimations des autorités.
La tenue de ce forum arrivait donc à point nommé pour rappeler l’ambition du pays à avancer dans cette voie, en mettant en avant tout l’éventail de possibilités qui s’offrent aux investisseurs du monde entier dans le pays, qu’il s’agisse d’agriculture et d’agro-industrie, de la forêt et de l’industrie du bois, des mines, des hydrocarbures, du BTP et de la construction, du tourisme ou de l’hôtellerie.
Tout ceci s’accompagnant évidement d’actions concrètes de la part des décideurs congolais, le gouvernement ayant impulsé un plan de privatisation de 46 sociétés publiques opérant notamment dans l’agro-industrie, l’hôtellerie et le tourisme, l’activité forestière, le commerce ou encore l’eau et l’électricité.
Espérons que cet événement, en appellera de nombreux autres, tout aussi réussis.

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